Tackling energy – The struggle against the construction of the Trans Adriatic Pipeline (TAP) through Greece – Albania – Italy

Download the pamphlet in PDF here. (A5) 48 pages

“They protest against the energy that flows under their house, but inside of the house they want it!” yells the stuffy national-popular bourgeois in the spring of 2017 seeing what’s upsetting a small village in Puglia and spreading out to the rest of Italy. Fights erupted between police and opponents in front of the future construction site of the TAP (Trans-Adriatic Pipeline), the new gas pipeline which will link up Europe with the endpoint in Turkey of the Trans-Anatolian Natural Gas Pipeline that’s connectect with the gas fields in the Caspian Sea. The new gas pipeline will cross the north of Greece into Albania, where it will continue through the Adriatic Sea to finally reach the shores of Lecce in Italy, where it will connect with the existing gas transport network.

The TAP project, as most other energy projects, are considered of utmost “strategical” importance by power. A fair enough reason for enemies of power to have a look at the ongoing struggle against this TAP, put together this collection of texts from anarchist comrades active in the conflict and broaden up the horizons as to favour direct intervention against everything that keeps the energy of power flowing.

Revolutionair geweld

REVOLUTIONAIR GEWELD
(Alfredo M. Bonanno)

“Anarchisten zijn geen hypocrieten. Op geweld moet je met geweld
antwoorden: vandaag tegen de onderdrukking van vandaag; morgen tegen de
onderdrukkig die zou kunnen proberen zich in de plaats te stellen van
die van vandaag.”

Inhoudsopgave:
Malatesta en de kwestie van revolutionair geweld
De morele splijting
Clément Duval: Het probleem van diefstal
Het ongrijpbare beest

96 p. // 4 euro

Vernietig het werk

VERNIETIG HET WERK
(Alfredo M. Bonanno)

“Een leven zonder controle en beperking, een avontuurlijke zoektocht
naar het absoluut andere, maakt de volledige vernietiging van niet
alleen ‘mijn’ werk, maar van het hele concept van werk en economie als
basis voor menselijke relaties noodzakelijk.”

Inhoudsopgave:
Inleiding
Vernietig het werk
Laten we met de voeten op de grond blijven alstublieft
Ruimte en kapitaal
Voor zelfbeheer?
De onvrijwillige kantjes van vrijwillgerswerk
De nieuwe democratie
Het einde van de crisis
Anarchisten tegenover de nieuwe kapitalistische wereldorde

106 p. // 4 euro

Le problème du vol : Clément Duval

Télécharger la brochure Le problème du vol : Clément Duval en PDF.

Tout pris en considération, le besoin d’argent pour vivre, que nous avons tous, peut être résolu de deux manières : soit en travaillant, soit en volant. Et il faut choisir.

Il n’y a pas de doute qu’on fait un choix respectable si on choisit la voie du travail. Celui qui se vend, le fait toujours avec les meilleures intentions du monde. Pour sa survie, la survie de ses enfants, de sa famille. Et c’est sur ce socle incontestable que se construit, petit à petit, toute la structure sociale de contrôle et de répression. Les besoins primaires produisent les secondaires, du besoin de pain on passe au besoin de prestige social, de reconnaissance de sa capacité par d’autres, d’être quelqu’un. Une maison, une voiture, des vacances, des voyages, des bijoux. De petites choses, certes.

Le travailleur produit l’exploitation et l’exploitation reproduit le travailleur.

Le monde dans un crachat

Téléchargez Le monde dans un crachat en PDF.

L’État, qui aime se faire passer pour le garant du bien commun quand il ne sert en fait que l’intérêt de quelques-uns, administre une justice qu’il prétend être égale pour ledit tout le monde, mais qui est faite selon des lois écrites et appliquées par lesdits quelques-uns. L’État, comme sa justice, sont évidemment partiaux, mais ils ont désespérément besoin d’apparaître neutres, objectifs, au-dessus de tous partis.

C’est pour cette raison qu’ils se servent de la science. Quand Lombroso mesurait le crâne pour identifier les voleurs et les assassins, quand Hitler mesurait le nez pour dénicher les juifs, en quoi se différenciaient-ils de ceux qui aujourd’hui consultent la biologie pour faire triompher la justice ? Aujourd’hui la preuve ADN représente la réponse magique à l’angoisse de l’erreur judiciaire, le seul cauchemar qui puisse de temps à autre déranger le sommeil des bourreaux en toge noire. Et une fois plongée dans les tubes à essai du laboratoire, la justice peut enfin apparaître parfaite, aussi précise qu’un ordinateur.

 

Les chaînes technologiques d’aujourd’hui et de demain

Une nouvelle cartographie pour l’attaque contre le pouvoir

Cet essai cherche à survoler les domaines que la recherche se propose d’explorer dans les décennies à venir (nanotechnologies, biotechnologies, sciences cognitives, technologies de l’information) et de dresser la liste des avancées technologiques qui ont radicalement transformé le rapport à soi, aux autres et au monde ou qui s’annoncent comme l’Internet des Objets. On pourrait dire qu’il est incomplet, mais son but n’est pas là. Il s’agit d’une incursion de reconnaissance sur le territoire de l’ennemi afin de disposer de quelques éléments supplémentaires pour orienter notre activité destructrice.

Sommaire

* Introduction

* Les chaînes technologies d’aujourd’hui et de demain

(Traduit de l’anglais de « Smarter Prisons », quelque peu édité pour cette édition)

* De court-circuit en blackout social

* Quelques adresses utiles

 

122 pages – 4 euros

Éditions Entropie

Bruxelles, septembre 2016

 

Pour toute commande : entropie_editions@riseup.net

A partir de 5 exemplaires, 30 % de réduction

Éclats de liberté – La lutte contre la construction d’un nouveau centre fermé

“Développer une lutte qui ne se focaliserait que sur les quatre murs du nouveau centre fermé est d’avance condamnée à échouer dans une une impasse. La construction de ce nouveau centre prend place dans un tissu complexe de rapports sociaux d’oppression et d’exploitation.

C’est pour cela qu’il nous paraît plus intéressant de développer une lutte – en mots et en actes – décentralisée et qui s’élargisse à tout ce qui fait exister la machine à déporter. Démêler ce sac de noeuds et viser juste sous-tend déjà la conviction que la domination est un rapport social qui peut être remis en cause partout et à tout moment. De la sorte, nous pouvons aussi éviter de nous enfermer dans la logique du nombre, du quantitatif – une étincelle au bon endroit et au bon moment suffit pour mettre le feu à la prairie.”

 

Livre – 194 pages

5 euros

Antonio Téllez Solá – Sabaté

Sabaté

Ondergronds in Spanje (1945-1960)

420 pagina’s – 8 euro

Nadat de opstand van 1936 verstikt werd in een burgeroorlog, bezetten tegen 1939 de franquistische troepen het gehele Spaanse grondgebied. Om aan de moordende reactie te ontsnappen, verdwijnen vele rebellen in de clandestiniteit of ballingschap. Maar vanuit het ondergrondse wordt de subversie algauw opnieuw georganiseerd.

Dit is het verhaal van Francisco Sabaté Llopart, één van de anarchisten die met hun acties het nieuwe regime proberen te ondermijnen. Met ontelbare obstakels op hun weg en tegen de wind in, zetten ze hun leven op het spel.

 

 

Contre la guerre, contre la paix – Eléments de lutte insurrectionnelle contre le militarisme et la répression

Téléchargez la brochure en PDF.
8 pages, Printemps 2015

Certains pourraient nous accuser d’un maximalisme peu digeste, mais nous ne pouvons pas avaliser la thèse qui sépare le temps et l’espace entre des périodes de guerre et des périodes de paix. Et c’est d’ailleurs cela qui se trouve à la base de l’antimilitarisme anarchiste : contre la guerre, contre la paix, pour la révolution sociale.

* Guerre et paix
* Restructuration, révoltes et guerre
* Le projet répressif : massacre, militarisation et enfermement
* L’usine de la répression
* Contours d’une projectualité anarchiste contre la guerre et contre la répression

Zo d’Axa – De Mazas à Jérusalem

« Plus rien ne nous attache au passé, mais l’avenir ne se précise pas encore. Et forcément nous allons mal compris comme des étrangers. Et c’est ici et c’est là, c’est partout que nous sommes étrangers. »

En 1895 sortait à quelques mois d’intervalle à Bruxelles et Paris sous deux titres différents un même récit des pérégrinations de Zo d’Axa, notamment traqué par la police pour “provocation au meurtre” de magistrats suite à plusieurs articles parus dans L’Endehors, qui allaient le mener de Paris à Jérusalem, en passant par Londres, Rotterdam, l’Allemagne, Milan, Turin, Trieste, Patras, Constantinople et jusqu’à Jaffa en Palestine.

A l’occasion d’une coédition, Tumult (Bruxelles) & Mutines Séditions (Paris) viennent de réimprimer ce livre, complété d’une préface et d’une longue note biographique.

224 pages – 6 euros en distro et 8 euros en librairies

Et pour vous donner une idée, voici un extrait de la préface :

La révolte de l’individu désorientait et désoriente encore aujourd’hui les révolutionnaires qui n’ont d’oreille que pour les masses qui traînent les pieds. Si on parcourt la grande majorité de la littérature anarchiste actuelle, on ressent toujours cette même gêne, cet embarras quand leurs auteurs parlent de la fin du 19e siècle. Attentats à la bombe, meurtres, violence… les « années folles de l’anarchie ». Ils se livrent alors à d’invraisemblables tours acrobatiques afin de minimiser ces déflagrations et de les faire passer comme de simples maladies infantiles de l’anarchisme. Pourtant, c’est peut-être bien le coeur même de l’anarchisme qui caractérisait cette époque : pensée et dynamite, idée et action, main dans la main. L’imagination et la créativité dans sa propre vie et son propre combat, la liberté qui déploie ses ailes, l’individu qui commence son voyage.

Comme les Argonautes, Zo d’Axa savait que la joie réside dans les aventures qu’offre le voyage – quelles qu’elles soient – et non pas dans la découverte finale de la Toison d’Or. « Un sûr moyen de cueillir la joie tout de suite : détruire passionnément », c’est comme cela qu’il chantait le plaisir de la révolte. S’il était un ennemi de l’Autorité, c’est parce que ce n’est que dans le combat contre cette dernière que le voyage individuel est possible. C’est pour cela qu’il refusait de faire miroiter des lendemains qui chantent aux yeux avides et tristes des exploités et des opprimés, qu’il passait au crible leur crédulité et leur docilité, et qu’avec plus de fougue encore, il les exhortait toujours et à tout moment à s’insurger.

Quand un enfant erre dans le noir, il commence souvent à chanter fort pour s’encourager. De la même façon, nombre d’aspirants-subversifs ont pris l’habitude de bâtir des constructions théoriques pour faire face à la panique qui les saisit d’un coup à la seule pensée d’une existence sans certitudes, y compris lorsque ces certitudes sont l’oppression et l’absence de signification. Zo d’Axa préférait volontiers ne pas se plonger dans toutes ces analyses socio-économiques tant appréciées par un certain type de propagande révolutionnaire avide de confirmations objectives, de propositions réalistes et de résultats mesurables.

Une hérésie donc, hérésie contre les certitudes, y compris celles des mouvements révolutionnaires.

La révolte contre l’Autorité commence par le choix de l’individu, un choix qui échappe à la catégorisation en « rationnel » ou « passionnel », un choix qui ne peut pas être reconduit à des « conditions objectives » ou à des programmes idéologiques. Zo d’Axa a vécu une époque où, malgré la répression sanglante et l’exploitation féroce, idée et action s’embrassaient intimement dans la vie de certains individus, où des histoires de voyages commençaient, parfois courtes, parfois longues, parfois tristes, parfois joyeuses, mais toujours intenses et intempestives. Au-delà des époques et des distances, de telles aventures sont encore à saisir aujourd’hui. Peu importe où tu te trouves, d’où tu viens, l’âge que tu as.

Nous vivons dans un monde où toute sensibilité est engloutie par la marchandise, où l’obéissance et la docilité éradiquent progressivement tout sens, toute imagination, où l’Autorité commet toutes les atrocités imaginables et transforme la planète en cimetière. Alors te voilà seul devant toi-même et ce désir de vivre qui jaillit malgré tout. A toi le choix, mais n’attends pas trop longtemps.