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Le monde dans un crachat

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L’État, qui aime se faire passer pour le garant du bien commun quand il ne sert en fait que l’intérêt de quelques-uns, administre une justice qu’il prétend être égale pour ledit tout le monde, mais qui est faite selon des lois écrites et appliquées par lesdits quelques-uns. L’État, comme sa justice, sont évidemment partiaux, mais ils ont désespérément besoin d’apparaître neutres, objectifs, au-dessus de tous partis.

C’est pour cette raison qu’ils se servent de la science. Quand Lombroso mesurait le crâne pour identifier les voleurs et les assassins, quand Hitler mesurait le nez pour dénicher les juifs, en quoi se différenciaient-ils de ceux qui aujourd’hui consultent la biologie pour faire triompher la justice ? Aujourd’hui la preuve ADN représente la réponse magique à l’angoisse de l’erreur judiciaire, le seul cauchemar qui puisse de temps à autre déranger le sommeil des bourreaux en toge noire. Et une fois plongée dans les tubes à essai du laboratoire, la justice peut enfin apparaître parfaite, aussi précise qu’un ordinateur.

 

Les chaînes technologiques d’aujourd’hui et de demain

Une nouvelle cartographie pour l’attaque contre le pouvoir

Cet essai cherche à survoler les domaines que la recherche se propose d’explorer dans les décennies à venir (nanotechnologies, biotechnologies, sciences cognitives, technologies de l’information) et de dresser la liste des avancées technologiques qui ont radicalement transformé le rapport à soi, aux autres et au monde ou qui s’annoncent comme l’Internet des Objets. On pourrait dire qu’il est incomplet, mais son but n’est pas là. Il s’agit d’une incursion de reconnaissance sur le territoire de l’ennemi afin de disposer de quelques éléments supplémentaires pour orienter notre activité destructrice.

Sommaire

* Introduction

* Les chaînes technologies d’aujourd’hui et de demain

(Traduit de l’anglais de « Smarter Prisons », quelque peu édité pour cette édition)

* De court-circuit en blackout social

* Quelques adresses utiles

 

122 pages – 4 euros

Éditions Entropie

Bruxelles, septembre 2016

 

Pour toute commande : entropie_editions@riseup.net

A partir de 5 exemplaires, 30 % de réduction

Éclats de liberté – La lutte contre la construction d’un nouveau centre fermé

“Développer une lutte qui ne se focaliserait que sur les quatre murs du nouveau centre fermé est d’avance condamnée à échouer dans une une impasse. La construction de ce nouveau centre prend place dans un tissu complexe de rapports sociaux d’oppression et d’exploitation.

C’est pour cela qu’il nous paraît plus intéressant de développer une lutte – en mots et en actes – décentralisée et qui s’élargisse à tout ce qui fait exister la machine à déporter. Démêler ce sac de noeuds et viser juste sous-tend déjà la conviction que la domination est un rapport social qui peut être remis en cause partout et à tout moment. De la sorte, nous pouvons aussi éviter de nous enfermer dans la logique du nombre, du quantitatif – une étincelle au bon endroit et au bon moment suffit pour mettre le feu à la prairie.”

 

Livre – 194 pages

5 euros

Antonio Téllez Solá – Sabaté

Sabaté

Ondergronds in Spanje (1945-1960)

420 pagina’s – 8 euro

Nadat de opstand van 1936 verstikt werd in een burgeroorlog, bezetten tegen 1939 de franquistische troepen het gehele Spaanse grondgebied. Om aan de moordende reactie te ontsnappen, verdwijnen vele rebellen in de clandestiniteit of ballingschap. Maar vanuit het ondergrondse wordt de subversie algauw opnieuw georganiseerd.

Dit is het verhaal van Francisco Sabaté Llopart, één van de anarchisten die met hun acties het nieuwe regime proberen te ondermijnen. Met ontelbare obstakels op hun weg en tegen de wind in, zetten ze hun leven op het spel.

 

 

Contre la guerre, contre la paix – Eléments de lutte insurrectionnelle contre le militarisme et la répression

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8 pages, Printemps 2015

Certains pourraient nous accuser d’un maximalisme peu digeste, mais nous ne pouvons pas avaliser la thèse qui sépare le temps et l’espace entre des périodes de guerre et des périodes de paix. Et c’est d’ailleurs cela qui se trouve à la base de l’antimilitarisme anarchiste : contre la guerre, contre la paix, pour la révolution sociale.

* Guerre et paix
* Restructuration, révoltes et guerre
* Le projet répressif : massacre, militarisation et enfermement
* L’usine de la répression
* Contours d’une projectualité anarchiste contre la guerre et contre la répression

Zo d’Axa – De Mazas à Jérusalem

« Plus rien ne nous attache au passé, mais l’avenir ne se précise pas encore. Et forcément nous allons mal compris comme des étrangers. Et c’est ici et c’est là, c’est partout que nous sommes étrangers. »

En 1895 sortait à quelques mois d’intervalle à Bruxelles et Paris sous deux titres différents un même récit des pérégrinations de Zo d’Axa, notamment traqué par la police pour “provocation au meurtre” de magistrats suite à plusieurs articles parus dans L’Endehors, qui allaient le mener de Paris à Jérusalem, en passant par Londres, Rotterdam, l’Allemagne, Milan, Turin, Trieste, Patras, Constantinople et jusqu’à Jaffa en Palestine.

A l’occasion d’une coédition, Tumult (Bruxelles) & Mutines Séditions (Paris) viennent de réimprimer ce livre, complété d’une préface et d’une longue note biographique.

224 pages – 6 euros en distro et 8 euros en librairies

Et pour vous donner une idée, voici un extrait de la préface :

La révolte de l’individu désorientait et désoriente encore aujourd’hui les révolutionnaires qui n’ont d’oreille que pour les masses qui traînent les pieds. Si on parcourt la grande majorité de la littérature anarchiste actuelle, on ressent toujours cette même gêne, cet embarras quand leurs auteurs parlent de la fin du 19e siècle. Attentats à la bombe, meurtres, violence… les « années folles de l’anarchie ». Ils se livrent alors à d’invraisemblables tours acrobatiques afin de minimiser ces déflagrations et de les faire passer comme de simples maladies infantiles de l’anarchisme. Pourtant, c’est peut-être bien le coeur même de l’anarchisme qui caractérisait cette époque : pensée et dynamite, idée et action, main dans la main. L’imagination et la créativité dans sa propre vie et son propre combat, la liberté qui déploie ses ailes, l’individu qui commence son voyage.

Comme les Argonautes, Zo d’Axa savait que la joie réside dans les aventures qu’offre le voyage – quelles qu’elles soient – et non pas dans la découverte finale de la Toison d’Or. « Un sûr moyen de cueillir la joie tout de suite : détruire passionnément », c’est comme cela qu’il chantait le plaisir de la révolte. S’il était un ennemi de l’Autorité, c’est parce que ce n’est que dans le combat contre cette dernière que le voyage individuel est possible. C’est pour cela qu’il refusait de faire miroiter des lendemains qui chantent aux yeux avides et tristes des exploités et des opprimés, qu’il passait au crible leur crédulité et leur docilité, et qu’avec plus de fougue encore, il les exhortait toujours et à tout moment à s’insurger.

Quand un enfant erre dans le noir, il commence souvent à chanter fort pour s’encourager. De la même façon, nombre d’aspirants-subversifs ont pris l’habitude de bâtir des constructions théoriques pour faire face à la panique qui les saisit d’un coup à la seule pensée d’une existence sans certitudes, y compris lorsque ces certitudes sont l’oppression et l’absence de signification. Zo d’Axa préférait volontiers ne pas se plonger dans toutes ces analyses socio-économiques tant appréciées par un certain type de propagande révolutionnaire avide de confirmations objectives, de propositions réalistes et de résultats mesurables.

Une hérésie donc, hérésie contre les certitudes, y compris celles des mouvements révolutionnaires.

La révolte contre l’Autorité commence par le choix de l’individu, un choix qui échappe à la catégorisation en « rationnel » ou « passionnel », un choix qui ne peut pas être reconduit à des « conditions objectives » ou à des programmes idéologiques. Zo d’Axa a vécu une époque où, malgré la répression sanglante et l’exploitation féroce, idée et action s’embrassaient intimement dans la vie de certains individus, où des histoires de voyages commençaient, parfois courtes, parfois longues, parfois tristes, parfois joyeuses, mais toujours intenses et intempestives. Au-delà des époques et des distances, de telles aventures sont encore à saisir aujourd’hui. Peu importe où tu te trouves, d’où tu viens, l’âge que tu as.

Nous vivons dans un monde où toute sensibilité est engloutie par la marchandise, où l’obéissance et la docilité éradiquent progressivement tout sens, toute imagination, où l’Autorité commet toutes les atrocités imaginables et transforme la planète en cimetière. Alors te voilà seul devant toi-même et ce désir de vivre qui jaillit malgré tout. A toi le choix, mais n’attends pas trop longtemps.

Volin – De ongekende Revolutie

3 boeken – 724 p. – 11 euro

Volin is een Russisch anarchist. Tijdens de revolutie van 1905 zal hij actief deelnemen aan de eerste sovjet van Sint-Petersburg. In 1906 is hij betrokken bij een opstand in Kronstadt, waarna hij wordt opgesloten en veroordeeld tot levenslange verbanning in Siberië. Tijdens zijn deportatie ontsnapt hij en keert pas in 1917 terug naar Rusland – na de Februari Revolutie maar voor de Oktober Revolutie.

Hij zet zich in voor verschillende anarchosyndicalistische publicaties en reist het land rond om anarchistische ideeën te verdedigen, de anti-autoritaire organisatievormen te verspreiden en de bolsjevistische manipulaties te verhinderen. Volin neemt ook deel aan de revolutionaire beweging van de Makhnovtsjina in de Oekraïne, die afwisselend moeten strijden tegen de Witte legers en de Rode legers die aan het leiderschap van de bolsjevieken gehoorzamen.

In december 1920 wordt hij gearresteerd door de nieuwe communistische macht; eerst ter dood veroordeeld door Trotsky, daarna opgesloten in de bolsjevistische kerkers, wordt hij ten slotte na internationale druk van de vakbonden, verbannen. In 1938 begint hij aan De ongekende Revolutie, waarin hij het verhaal van de Russische revolutie uit anarchistisch perspectief vertelt en verdedigt tegen de leugens en verdraaiingen van het bolsjevistische regime.

 

Boek I.   Geboorte, groei en triomf van de Russische Revolutie; 1825 – 1917

Boek II.   Het bolsjevisme en de anarchie

Boek III. De strijden voor de ware sociale Revolutie; 1918 – 1921

Zo d’Axa – Van Mazas naar Jeruzalem

Boek – 152 p. – 5 euro

“Niets hecht ons nog aan het verleden, maar de toekomst verduidelijkt zich nog niet.

En allicht worden we slecht begrepen, zoals vreemdelingen, en het is hier en het is daar, het is overal dat we vreemdelingen zijn.”

Zo d’Axa is aan het einde van de 19de eeuw actief in de anarchistische kringen, hoewel zijn individualistische ideeën altijd het etiket ‘anarchist’ zullen weigeren. In 1891 richt hij het blad L’Endehors op. Na de arrestatie van Ravachol en zijn metgezellen, start Zo d’Axa een steunactie voor de kinderen van de gevangen kameraden en verdeelt het geld onder de gezinnen. Dat leidt tot zijn arrestatie voor “deelname aan een samenzwering.” Opgesloten in de gevangenis Mazas, weigert hij om ondervragingen te beantwoorden of om iets te ondertekenen. Op borgtocht vrijgelaten na een maand zegt Zo d’Axa ironisch: “Onze arme vrijheid, altijd tijdelijk. “

Na zijn vrijlating vermenigvuldigt Zo d’Axa zijn virulente pamfletten tegen de bestaande orde. Wanneer de dreiging van de gevangenis opnieuw boven zijn hoofd hangt, verlaat Zo d’Axa Frankrijk voor Londen. Van daar vertrekt hij naar Nederland, Duitsland, Italië, Griekenland, Turkije om uiteindelijk in Palestina aan te komen, zelden met rust gelaten door de politiediensten.

VAN MAZAS NAAR JERUZALEM is de autobiografie van een anarchistisch individu geworpen in het midden van de periode van de “de propaganda van de daad”. Maar naast een persoonlijk relaas van deze turbulente tijden, is het ook een ontdekkingsreis van iemand die de marge opzoekt en nooit zijn kritische geest het zwijgen oplegt.

 

In de beklaagdenbank

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Het is zinloos om struisvogel te spelen: vroeg of laat zal elk revolterend individu en elke autonome strijd botsen op de repressie, hetzij door de slagen te incasseren, hetzij door terug te deinzen tegenover de dreiging van die slagen. Het is dus zeker van belang om de repressie (in de meest brede zin van het woord) in het achterhoofd te houden, erover te discussiëren en de ideeën en perspectieven uit te diepen, je er technisch op voor te bereiden, maar altijd door het te verbinden met de sociale verhoudingen en de spanningen en conflicten in hun schoot. Evenmin bestaat er twijfel over de noodzaak om de materiële steun aan aangehouden of opgesloten kameraden te organiseren, zonder dat die evenwel het kader overschrijdt van de eenvoudige technische kwestie die ze is.

De repressie begrijpen en blijven beschouwen als eenvoudigweg een obstakel, en niet als een onoverkomelijke muur (en nog minder als de voornaamste muur), is zeker geen makkelijke opgave. En hier hebben we het niet louter over de jaren die we mogelijks in de bak zullen doorbrengen, maar ook over alles wat te maken heeft met de “preventieve” repressie, de surveillance en de vervolging in de brede zin van het woord. Vanaf vandaag en waarschijnlijk morgen nog meer, zullen we veel beroep moeten doen op onze creativiteit en verbeelding om het repressieve net te doorbreken, maar dat
is, zoals we al zeiden, slechts in mindere mate een kwestie van technieken en vermogens: het is vooral een kwestie van perspectieven, ideeën en projectualiteiten die uitgeprobeerd worden, gesmeed in de dagdagelijkse strijd.